Le Free-To-Play, ce modèle économique devenu mature.

Le Free-To-Play, ce modèle économique devenu mature.

Alors que World Of Warcraft ne semble pas prêt à passer au modèle Free To Play (et vu son succès, il aurait bien tort de le faire), il reste l’un des derniers grands MMO à utiliser ce modèle économique. Mais cela fait plusieurs années que des poids lourds s’installent, en étant eux, presque gratuits.

Dans les Free To Play (F2P), il y eu pendant un moment (et peut-être encore aujourd’hui encore) des faux F2P. Par là j’entends qu’il fallait payer des objets/compétences etc. par micro-transaction pour pouvoir avancer dans le jeu. Ne pas céder était synonyme d’échec : impossible de jouer correctement. Cette méthode très peu appréciée est très décriée était surtout présente au début des F2P. Aujourd’hui, elle reste très minoritaire.

Les modèles plus conventionnels de F2P restent donc les seuls vraiment visibles. Attention, il existe cependant des jeux que l’on doit acheter physiquement (ou numériquement) comme si l’on achetait un jeu de manière habituelle, et d’autres qui sont entièrement gratuit. Dans les deux cas, jouer en ligne sera sans abonnement payant. Mais dans ces deux cas, j’appelle ces jeux là des F2P puisque l’essence même de ces jeux est de jouer en ligne et que, en l’occurrence, ce sera gratuit.

Comment vivent les éditeurs et développeurs ? Tout simplement des micro-transactions en jeu. Comme vous l’aurez sûrement compris, il ne s’agit plus de « bloquer » implicitement la progression dans le jeu si l’on ne paie pas, mais plutôt d’inciter les gens à passer à la caisse sans les y forcer. Pour cela, les éditeurs jouent essentiellement sur la corde de la cosmétique : skin originaux, compagnons, coupe de cheveux etc. mais aussi sur la rapidité de progression dans le leveling (boost d’XP par exemple). Et on le sait tous : le temps c’est de l’argent !

Je me souviens avoir testé Tauri World et le modèle économique était très acceptable. Vous décidiez de payer ou non afin de réduire le temps d’attente entre deux constructions, deux améliorations etc. Le jeu était ainsi entièrement jouable sans avoir à débourser un centime, mais vous pouviez acheter des gemmes pour aller plus vite et ainsi participer au financement des développeurs. Une idée que j’avais vraiment appréciée.

Mais pourquoi je vous raconte tout ça ? Et bien parce que je pense sincèrement que le modèle économique du F2P est le meilleur qui soit en ce qui concerne le jeu uniquement en ligne. Évidemment, la qualité à un prix, mais sur des millions d’utilisateurs, il suffit qu’une poignée dépense suffisamment et régulièrement pour faire fonctionner la machine. D’où l’intérêt pour tous ces titres de récolter un maximum de joueurs et de joueurs pour espérer en dénicher un ou une qui ouvrira son porte-monnaie.

Au rayon des risques, il ne faut évidemment pas éclipser celui de ne pas engranger assez d’argent via les joueurs/joueuses pour rentabiliser le projet. C’est pour cela que je pense que la création d’une communauté autour du jeu en question est une chose indispensable. Une communauté fidèle, dépensière si possible mais surtout avec laquelle on reste honnête. Il faut en effet proposer du contenu payant de qualité et/ou qui répond aux attentes des joueurs/joueuses. Ainsi, celui ou celle qui décide de donner un peu d’argent contre quelques pixels en jeu doit avoir le sentiment, par son geste, de remercier les développeurs pour le travail accompli. C’est un échange avant tout, ce que beaucoup d’éditeur de gros jeux sur consoles ont tendance à oublier.

Aujourd’hui, le succès des jeux tels que Guild Wars 2, World Of Tanks ou encore The Settlers Online montrent que ce modèle économique a le vent en poupe. Le fait que l’éditeur sera directement sanctionné si son jeu n’est pas acceptable : très peu de joueur = échec. Et ce n’est qu’ainsi, selon moi, qu’il sera possible de sonder efficacement le marché afin de connaître les attentes des joueurs et des joueuses.

Visitez BrowserGames pour plus d’infos concernant tous les jeux en ligne gratuits qui existent ! Un nombre incroyable de F2P bien connus comme Aion, Grepolis ou encore Candy Crush Saga (oui oui !) y sont répertoriés.

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