La licence Final Fantasy est morte ? Je ne crois pas non.

La licence Final Fantasy est morte ? Je ne crois pas non.

Avant de me taxer de fanboy comme certain(e)s pourraient le dire (Il y en a qui me le dise en plaisantant, ils ne comptent pas eux), celles et ceux qui me suivent me connaissent assez pour savoir que je n’ai pas ma langue dans ma poche quand il s’agit de pointer du doigt quelque chose qui ne me plait pas ; et je n’ai pas été très tendre avec Square Enix ces dernières années en plus.

Si j’écris ce petit article, c’est simplement pour exposer mon point de vue sur la licence Final Fantasy que certains médias et/ou personnes pensent morte sans expliquer plus que ça. Moi, je vais argumenter mon point de vue qui est que, non, FF n’est pas mort, loin de là même. Du coup, ça n’engage que moi et je ne me permets donc aucunement de tenter de démontrer une quelconque vérité 🙂

Le symptôme Playstation (1)

La Playstation première du nom (et non pas « PS One » comme beaucoup préfèrent l’appeler ><) a véritablement été la console qui a permis à Squaresoft de faire connaitre sa licence au grand public mondial. Certes, il y a eu certains précédents épisodes sortis aux US et donc traduits en anglais, mais les connaisseurs de ce jeu étaient à l’époque relativement peu nombreux.

Le septième épisode a eu un double effet auprès du public, voire triple : Il est remarquablement réussi tant au niveau du scénario qu’au niveau de l’ambiance et il souffre du « syndrome du pionnier », c’est à dire que pour beaucoup il reste le premier, l’unique, le seul, l’indétrônable blablabla. Difficile, du coup, de se détacher de cette étiquette ; certes, Final Fantasy VII est un excellent épisode, mais il est impossible de dire qu’il est meilleur qu’un autre puisque chaque  numéro est différent de l’autre.

Les huitième et neuvième épisodes de la licence ont eux-aussi marqué les esprits. Il est vrai que Final Fantasy VIII a reçu une moins bonne presse que le VII ou le IX, mais il n’en reste pas moins un très bon jeu ! Et il a été le premier épisode (à ma connaissance) à intégrer un thème principal chanté que je trouve particulièrement bons (Eyes On Me pour le VIII et Melodies Of Life pour le IX). En maintenant un rythme soutenu de sortie, Squaresoft a su créer une véritable marque auprès du grand public occidental ; et on le sait, dans le grand public et le très grand public, il y a toute sorte de personnes : des râleurs, des fans, des admirateurs, des critiqueurs invétérés ; du coup, difficile d’échapper aux attaques gratuites, surtout s’il n’y a qu’elles qui sont mise en lumière.

Le passage sur Playstation 1 a donc eu un effet très puissant dans les esprits des joueuses et des joueurs, et ce « syndrome de pionnier » dont souffre le VII (et peut-être les deux suivants) reste très présent chez beaucoup, ce qui malheureusement pourrait empêcher une partie d’entre-eux d’apprécier à sa juste valeur un épisode suivant (même si je peux concevoir que l’on puisse n’aimer que cette période-là).

Un virage Next Gen pas tout à fait raté

Autre affirmation que j’entends : Square Enix a foiré son virage Next Gen. Là encore il faut veiller à sortir un petit peu plus d’arguments que cela pour espérer démontrer un soit disant fait. Car si Final Fantasy XIII et XIII-2 sont loin d’être des jeux inoubliables, ils n’en demeurent pas moins très beaux et dotés d’une mise en scène rarement vue, ce qui est une habitude chez Square. De plus, sur cette génération, deux épisodes sont sortis : Crisis Core Final Fantasy VII et Final Fantasy Type-0 ; et le moins que l’on puisse dire, c’est que le premier est une réussite et un indispensable sur PSP. Quant au second, je n’y ai pas joué mais à en voir l’engouement des japonais, je ne doute pas qu’il soit aussi bon (mais je ne m’avance pas, vu que je n’y ai pas joué).

De fait, dire que le virage Next Gen est raté ne serait qu’occulter les indéniables talents qui sont toujours présent chez le développeur/éditeur. Certes, les deux épisodes sur Playstation 3 ne sont pas des must-have, ils sont même très moyen à mon goût, la faute à beaucoup de problèmes de narration et de liberté d’action, mais ils disposent de points forts et surtout, ils ne sont pas les seuls Final Fantasy sur cette génération de console.

Le Final mot

Pour résumer mon point de vue, je ne pense absolument pas que la licence Final Fantasy soit morte. Je pense aussi que les deux derniers épisodes sur PS3 sont certes réussis techniquement, mais ne sont pas à la hauteur de ce que les compétences des développeurs de Square Enix savent faire ; je les trouve trop restreints par des carcans artistiques malgré une volonté de donner une dimension épique auxdits épisodes. Cependant, si l’on peut reconnaître en toute objectivité ces lacunes sans passer pour un haterz, il faut tout de même admettre que tout n’est pas à jeter (graphisme, mise en scène, certaines musiques).

L’ampleur que prend le rejet de la licence par certain(e)s aujourd’hui est à mon avis uniquement due à ces deux facteurs (si l’on exclu les personnes qui n’aiment pas le genre RPG ou la licence dans sa globalité, bien évidemment) : le culte du passé de la licence (surtout pour le passage sur Playstation, reconnaissons-le), et l’ouverture au très grand public qui expose Square Enix à des personnes capables de dire que la licence est morte car tel épisode est moins bien qu’un précédent, alors que chacun d’entre eux est unique, et c’est justement là, l’essence-même de la saga.

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