Test – Elite Dangerous (PC)

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L’espace pour seul horizon, c’est ce qu’Elite Dangerous vous propose. Cette simulation de pilotage de vaisseaux spatiaux dans l’immensité de l’univers a beaucoup fait parler d’elle. Alors que Star Citizen se fait encore attendre, le nouveau-né du studio Frontier a l’ambitieuse volonté de s’imposer dans l’exploration et la bataille spatiale. Pari réussi ?

Dans Elite Dangerous, issue d’une franchise à succès, vous incarnez un-e pilote qui part faire ses galons dans l’Univers, dangereux, parfois mal fréquenté, mais souvent magnifique. À bord de votre petit vaisseau, vous aurez pour tâche de compléter des quêtes, partir à la recherche de pirates pour les détruire et toucher la prime, faire de l’exploration lointaine, récupérer du minerai plus ou moins rare ou enfin faire du commerce avec les différents systèmes solaires.

La particularité du jeu est l’immensité de son terrain. Bien plus immense qu’un simple monde ouvert, il vous sera probablement impossible de connaître les confins de l’univers avant bien longtemps ! Loin de moi l’idée de vous faire part des débats sur l’infini ou non de l’Univers, mais les milliers de systèmes solaires vous donneront une impression d’interminables distances à parcourir, et d’une infinie richesse.

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Si vous avez l’âme d’un-e explora-teur-trice, vous aurez la possibilité de partir sans jamais vous retourner, afin de rencontrer de nouveaux astres, les analyser, et revendre la cartographie que vous en aurez tiré afin de vous faire de l’argent. Ne vous inquiétez pas, il y a des toilettes dans votre vaisseau. C’est d’ailleurs un excellent moyen de se familiariser avec les voyages à longue distances. Car malgré la présence d’un tutorial, ce n’est pas très clair. En fait, vous avez plusieurs « types » de vitesses. Une vitesse normale qui vous permet de vous déplacer autour de planètes ou de statioports ; une autre dite « FSD » permettant de parcourir les longues distances qui séparent les systèmes solaires entre eux ; et enfin les « sauts » qui sont possible qu’en hyper vitesse (grâce au FSD) et qui permettent de passer d’une galaxie à une autre (mais vous ne contrôlerez pas le vaisseau pendant cette phase). Une fois ceci assimilé, vous comprendrez l’importance des pleins d’essences et des modifications de votre vaisseau pour faire des sauts plus longs, puisque ceux-ci sont limités en termes de distances par les capacités de vos réacteurs.

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Si vous vous sentez l’âme d’un-e pirate ou d’un-e chasseu-r-se de primes, vous devrez absolument maîtriser les combats qui, eux-aussi, nécessitent une prise en main. Avant d’investir dans un H.O.T.A.S. (un joystick avec une poignée de gaz), attendez de voir si vous jouerez beaucoup au jeu. Mais une fois ce genre d’engin en votre possession, c’est un peu comme passer d’une manette à une combo souris/clavier sur un FPS : on apprécie précision et dextérité que l’on a pas au clavier ou à la manette (même si c’est PARFAITEMENT jouable ainsi). Les batailles nécessitent de connaître les rudiments des armes que vous utiliserez : certaines seront davantage efficace contre un blindage, d’autres sur un bouclier d’énergie ; certaines sont sur des point d’emport fixes, ce qui vous obligera à être très précis-e, tandis que d’autres seront seront sur des points d’emport motorisée, permettant d’utilisation d’armes à guidée thermique par exemple.

Le plus ennuyeux dans Elite Dangerous, c’est peut-être les quêtes. Si elles sont dignes des MMO (apporter des carottes à l’autre bout de la galaxie), il vous faudra néanmoins vous débrouiller tout-e seul-e la plupart du temps pour obtenir les produits demandés. Il faudra fouiller les zones « signal non identifié » pour espérer trouver ce dont vous avez besoin. Malheureusement, et c’est là que le bât blesse le plus : impossible de savoir de quel côté chercher. Ce qui est incompréhensible et fort dommage. Espérons que Frontier trouve une parade pour rendre les quêtes plus « accessibles » et plus passionnantes. Je ne demande pas à ce qu’elles soient mâchées (même si apporter des carottes à un point B n’est absolument pas intéressant), mais au moins clarifiées.

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Dans Elite Dangerous, vous trouverez différentes planètes et systèmes solaires qui auront prêté allégeance à l’Empire ou l’Anarchie. Cet « alignement » se retrouvera également dans les missions que vous aurez à mener : certaines seront « bonnes », d’autres « mauvaises ». Cette orientation dépendra de qui vous donnera les quêtes en question et de votre réputation auprès de telle ou telle faction. De même, dans certains statioports, votre cargaison pourra être considérée comme illégale et vous aurez une amende à payer pour une telle détention. C’est par exemple le cas lorsque vous entrez dans un tatioport d’un système ayant prêté allégeance à la Fédération et que vous détenez des déchets toxiques dans votre soute. Si ce chargement peut être effectivement vendu, faites-le dans les systèmes anarchiques (ou parfois neutres), au marché Noir (dans l’onglet « contact » des services du statioport).

Bref le système d’allégeance bloquera parfois votre avancée si vous ne vous dirigez pas vers le bon endroit ou si votre réputation auprès de la faction en question n’est pas assez élevée pour débloquer des missions plus attrayantes. Il faudra bien choisir votre cheminement et faire des choix.

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Finalement, l’objectif principal d’Elite Dangerous est avant tout de vous faire de l’argent. Cet argent vous servira à acheter des ressources pour du commerce ; à installer de meilleurs équipements sur votre vaisseau ; mais surtout à vous offrir un nouveau vaisseau flambant neuf. Mais les plus gros vaisseaux ne sont pas forcément les meilleurs : s’ils sont généralement plus résistants, ce qui vous permettra de résister aux attaques des pilleurs, ils ne seront probablement pas adaptés à votre objectif de jeu (le combat ? L’exploration ?). Réfléchissez bien avant d’investir vos crédits !

Elite Dangerous vous plongera dans l’ambiance calme de l’immensité de l’Espace. Un endroit si fascinant et pourtant si dangereux. Frontier tient là ce qui s’avère être probablement une nouvelle référence en termes d’exploration spatiale. Malgré des erreurs de jeunesse, le jeu est régulièrement mis à jour, comme par exemple avec le patch 1.1 améliorant l’expérience de jeu suite aux nombreuses remontées d’une communauté active et passionnée. Elite Dangerous est assurément un jeu qui a un grand avenir, et que l’on n’oubliera pas de sitôt.

#3 - Bon (cliquez pour avoir des informations sur l’échelle de notation)

Configuration de test : 

  • CPU: Intel Core i5 2500k @3,3 Ghz – Sandy Bridge
  • CM: Asus P8Z68-V PRO/GEN3
  • CG: Gigabyte Nvidia 780 édition GHZ 3 Go
  • RAM: 8 Go Gskill PC12800 Cas9
  • OS: Windows 8.1 Pro 64 bits

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