Test – HP Omen X (900-013nf)

Vous voulez vous mettre au PC Gaming haut-de-gamme mais vous ne savez pas comment vous y prendre pour monter votre propre configuration ? Ou vous n’avez tout simplement pas le temps et vous voulez un produit prêt à l’emploi ? La division gaming d’HP, Omen, a peut-être la solution qu’il vous faut : l’Omen X. Cet imposant boîtier à la forme si particulière s’efforcera de combler vos attentes. Est-ce que c’est le meilleur moyen de se lancer ?

L’Omen X, vu de l’extérieur

La première chose qui interpelle en voyant cet Omen X, c’est sa taille. Le poids est lui aussi impressionnant, avec une balance qui affiche environ 28 kg. C’est beaucoup, et c’est plutôt handicapant. Le boîtier de cet ordinateur gamer se présente sous la forme d’un gros cube posé sur un pied en « V » inversé. Un effet design très original et plutôt agréable à l’œil. Le plastique qui le compose est de bonne qualité et l’allure générale reste étrangement assez sobre eu égard l’imposante taille. Cependant, son côté cubique risque de poser de gros problèmes lorsqu’il s’agira de le placer sous votre bureau (ou n’importe où ailleurs).

Ce boîtier plutôt original, est également assez pratique en termes de connectique puisqu’il dispose de tout ce qu’un boîtier classique peu proposer, voire même un peu plus. Outre les deux prises USB 3.0 en façade, les traditionnels ports jack, le bouton d’allumage, et un port SD card, on notera la présence de 4 racks de disques 3,5″ qui sont directement accessibles sans avoir besoin de retirer une quelconque partie. C’est très pratique pour changer/ajouter un disque à la volée, puisqu’aucune connectique supplémentaire n’est requise : le rack s’enclenche simplement, et des prises SATA / Alimentation sont présentes au fond lors de la mise en place. Autres branchements disponibles en façade et plutôt appréciable pour les personnes voulant vivre dans le futur (ou avec leur temps, c’est au choix), deux prises USB-C sont également présentes !  De l’autre côté de la façade (à l’opposé), se situe un lecteur CD, placé à un endroit plutôt étrange… (voir photo).

L’étrange emplacement du lecteur CD, juste au dessus du pied.

La partie frontale de l’Omen X est sérigraphiée avec le logo du constructeur, mais dispose également d’un éclairage RGB personnalisable via le pilote. Idéal pour faire le malin ou la maligne devant vos ami·e·s, surtout face à celles et ceux qui n’aiment pas cette mode. Mais surtout, en retirant cette plaque, vous aurez accès à des outils permettant de modifier votre Omen X. Une idée plutôt bonne.

Niveau modularité, l’espace intérieur côté carte mère (les HDD et l’alimentation ne sont pas dans la même partie du boîtier) permet un accès très facile à l’intégralité des composants les plus importants pour mettre à jour votre configuration par la suite, sans aller non plus trop loin dans la générosité. En effet, vous avez la possibilité de rajouter une carte graphique, mais oubliez le Three-Way SLI : il n’y a que deux ports PCI Express 16x (et pas d’autres ports PCIe tout court). De plus, l’unique port M.2 est occupé par le disque SSD dédié au système. Mais vous aurez tout de même la possibilité d’ajouter de la RAM à votre machine.

Le processeur est refroidit par un watercooling marqué du logo Omen, plutôt joli, mais dont l’esthétisme n’est que peu utile dans un boîtier fermé/opaque. Le jeu de couleur intérieur (noir et rouge, propre à la marque), est évidemment un clin d’œil davantage marketing qu’esthétique. Une manière de montrer à l’acheteur ou à l’acheteuse, que le constructeur soigne ce produit jusque dans les moindres détails.

Focus sur certains composants internes

Il existe différent modèles pour l’Omen X. Celui que j’ai reçu est le 900-013nf dont les composants sont ceux-ci :

  • CPU : Intel Core i7 6700K @ 4,00 Ghz Skylake.
  • CHIPSET : Z710
  • RAM : 2×8 Go DDR4 @ 2133Mhz cas 17
  • STOCKAGE : SSD NVMe Samsung 256 Gb + HDD 2 To Seagate ST2000
  • GPU : Nvidia 1080 Founder Edition
  • ALIMENTATION : 600W (non vérifiée personnellement)

Après avoir ouvert le boîtier via un système astucieux (mais qui nécessite impérativement un tournevis), j’ai été surpris, mais pas toujours dans le bon sens. D’ailleurs, si vous n’avez pas d’outil, je vous rappelle que retirer le cache avant du boîtier où se trouve le logo vous permet de trouver tout ce dont vous aurez besoin.

Avant tout, je tiens impérativement à préciser que les choix des générations de composants ainsi que leur gamme, me paraissent totalement cohérent eu égard l’orientation gaming et la nécessité de se maintenir dans la limite de prix acceptable. Les prochaines lignes que je vais écrire ne sont que des avis strictement personnels.

Quatre éléments ont retenu mon attention. Le premier, c’est la carte mère. L’un des éléments les plus importants de votre configuration, dans la mesure où cet élément permet d’ajouter de la puissance facilement, est un simple carte HP. certes, il s’agit d’un chipset Z170, et elle est peut-être fabriquée en partenariat avec un fabriquant réputé, mais il est impossible de connaître les spécificité de celle-ci : quid de la puce audio (même si la fiche produit annonce « DTS Studio Sound™ ») ? De la qualité des semi-conducteurs ? de la puce LAN ? Du contrôleur SATA ? Et j’en passe. Un mystère qui ne vous empêchera cependant pas de jouer dans de bonnes conditions.

Autre élément qui m’a surpris, la mémoire. 16 Go (2×8 en DDR4 @ 2133Mhz cas 17) de la marque SKHynix. Cette marque ne vous dit peut-être rien, mais il s’agit tout de même du deuxième plus grand fondeur de mémoire au monde, après Samsung. Cependant, cette marque est essentiellement réputée dans le domaine professionnel, et non dans le domaine consommateur, et encore moins dans celui du gaming. Vous l’aurez compris : le choix la marque peut en étonner plus d’un·e, mais HP a fait confiance à un constructeur réputé, qui fourni de très grands nom de l’industrie, comme Apple ou Asus. J’ai tout de même été surpris de constater que Speccy n’a pas très bien reconnu les barrettes (voir image), et je n’ai pas réussi à entrer dans le bios, bien que le message m’y invitant reconnaisse bien les 2133 Mhz de la fréquence des barrettes…

Toujours au niveau de la mémoire, le SSD est l’autre point qui m’a étonné. Là, pas de surprise, il s’agit du plus grand fondeur de puce mémoire qui est à la manœuvre : Samsung. Le SSD NVMe répond au doux nom barbare « MZVPV256HDGL-000H1 » et utilise l’interface PCI Express x4 (gen 3) sur port M.2, aux vitesses de lecture / écriture annoncées respectivement à 2150 Mb/s et 1260 Mb/s. C’est légèrement en deçà d’un 950 Pro disposant de la même interface mais affichant des vitesses théoriques de 2500 Mb/s / 1500 Mb/s. Les deux modèles datent d’approximativement de la même année : 2015. En revanche, le SSD qui est dans l’Omen X est largement au dessus du 950 Pro en termes de performances (voire graphique ci-dessous). C’est assez incroyable et je me demande comment ce tour de force a été effectué !

Enfin, dernier point à noter, et là je dois dire que c’est là où j’ai été le plus déçu : la carte graphique. Qu’il ne s’agisse pas d’une 1080 Ti passe encore, et peut se justifier dans la volonté de réduire les coûts. Mais proposer un modèle Founder Edition, dont la qualité de ventilation est probablement la plus mauvaise qu’il m’ait été donné de constater, est un véritable point négatif pour moi. Je dépassait allègrement les 80°C sur The Witcher 3 en 4k, là où ma Gigabyte G1 Gaming ne dépasse presque jamais 70°C. Selon moi, un meilleur modèle (MSI, Gigabyte ou Asus) au refroidissement plus performant eut été préférable. De plus, watercooler la carte graphique était le choix qui me paraissait évident mais qui n’a malheureusement pas été pris ici.

Reste à se poser la question du prix final du produit, au vu de ces composants. Les versions vendues actuellement possèdent un processeur de 7e génération, mais peu importe, la facture semble salée à première vue. En réalité, si les composants ne sont pas forcément les modèles les plus populaires et les plus performants du moment et de leur gamme, il faut garder à l’esprit que tout fonctionne impeccablement (à part la RAM mais ceci est sûrement dû à un problème logiciel de mon côté), mais aussi que c’est dans une optique de rester dans un prix relativement acceptable (une configuration ultra-haut-de-gamme peut facilement doubler ce prix), et enfin, que l’on paie le boîtier qui doit facilement représenter 10 à 15 % du prix final, ainsi que le service rendu pour cette tour prêt-à-l’emploi.

Une boucle de watercooling personnalisée ?

Si comme moi, vous n’appréciez pas ce choix de ne pas refroidir le GPU alors que le CPU l’est, vous seriez tenté·e de vouloir vous en charger vous-même. NZXT ou Corsair propose des kit AIO et des adaptateurs pour réaliser l’opération facilement (surtout qu’il s’agit d’une carte graphique Founder Edition avec, du coup, le PCB de base non modifié). J’ai déjà fait l’expérience avec du NZXT, et c’était une véritable merveille : ma 780 ne dépassait jamais 55° au lieu de 75-80° en aircooling. Il vous sera possible de tenter à l’expérience ici, mais attention, vous ne pouvez mettre que des ventilateurs et radiateur de 120mm maximum ! Cependant, les emplacements ne manquent pas : trois emplacements 120mm en haut (dont un occupé par le watercooling CPU), trois autres en bas, et un à l’arrière (occupé par un ventilateur boîtier).

Vous songez alors à une boucle personnalisée ? Je tiens à vous prévenir tout de suite : la place est probablement suffisante pour boucler un CPU et un GPU, avec chacun leur propre refroidissement (à vu de nez, je dirait deux fois 120mm par composant devrait suffire si vous ne forcez pas trop sur l’overclocking), mais j’ai peur que placer une pompe et un réservoir (ou un combo) soit compliqué, d’autant plus que le boîtier n’est pas droit, mais penché ! Il existe cependant forcément une astuce pour redresser le combo sans trop de problème, mais cela vous obligera à ne pas prendre de gros modèles. Il est aussi peut-être possible de placer un ou deux éléments dans un autre compartiment du boîtier (dédié aux disques ou à l’alimentation), mais ça ne me paraît absolument pas judicieux du tout. Et je n’ai de toute façon pas pu accéder à ces emplacements. Quoi qu’il en soit, je n’ai pas pu essayer une boucle personnalisée, faute de temps pendant le test, et surtout, faute d’avoir le matériel nécessaire et l’envie de risquer d’abîmer un produit de prêt.

Pour juger l’Omen X, il faut absolument se placer en accord avec l’orientation voulu par HP. Je suis quelqu’un qui aime le matériel et qui est parfois (souvent) pointilleux dans le choix de mes composants, mais les personnes comme moi ne vont jamais se tourner vers une configuration pré-construite telle que celle proposée ici. Dans le cas présent, le fabricant s’adresse aux personnes qui souhaitent soit entrer dans le monde de PC Gaming mais qui ne s’y connaissent pas forcément assez en hardware pour monter leur propre configuration, soit à celles qui n’ont tout simplement pas envie de se prendre la tête à se renseigner.

Partant de ce constat, on ne peut en, toute honnêteté, que considérer la mission comme accomplie. Il existe néanmoins des points vraiment négatifs à mon sens tel qu’un boîtier très encombrant et une carte graphique au système de refroidissement mauvais. Le prix quant à lui, un peu élevé au vu des composants qui composent l’Omen X s’explique par plusieurs points : le boîtier propriétaire, le marketing, et le service rendu d’un PC Gaming déjà assemblé et prêt-à-l’emploi. En ayant tous ces paramètres en tête, HP ne réussit pas le faute, mais l’Omen X est un bon produit pour démarrer dans le monde PC Gaming.

Article réalisé à partir d’un exemplaire fourni par le constructeur.

#3 - Bon (cliquez pour avoir des informations sur l’échelle de notation)

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