Test – Souris Razer Mamba 2012 4G (nouvelle édition)

Test - Souris Razer Mamba 2012 4G (nouvelle édition)

Voici quelques jours que je teste la Razer Mamba, la nouvelle version au capteur 4G pour le compte du constructeur. Dernière née de la haute gamme des souris de Razer, la version 2012 de la Mamba est sans fil et dotée d’un double capteur laser et optique annonçant une résolution de 6400 dpi.

La fierté de Razer

À 130€, le constructeur destine très clairement sa souris à une clientèle précise de gamers. D’autant plus que la présence d’un fil n’est pas vraiment clair : beaucoup de gamers, si ce n’est pas tous, préfère le fil pour ne pas tomber en panne de batterie en cours de jeu ou subir une désynchronisation sauvage. Pour utiliser une MX Laser depuis des lustres, je n’ai jamais été désynchronisé et la charge de batterie permet largement de voir venir le moment où il faudra la recharger.

Mais Razer ne se décourage pas et au même titre que la Naga Epic, la Mamba 2012 est donc sans fil. Mais là où le constructeur réussi son coup sans commettre l’erreur d’effrayer les vrais joueurs, c’est qu’il propose de brancher le câble USB directement sur la souris pour en faire une filaire ! Elle est donc totalement polyvalente et permet de satisfaire le plus grand nombre.

La souris est d’ailleurs proposé comme un accessoire haut de gamme jusque dans son packaging. Vous l’avez vu dans mon déballage, elle est proposée sur dans une sorte d’écrin de plexiglas, sur un socle, tel un bijoux. La présentation des accessoires et des notices n’est d’ailleurs pas sans rappeler une certaine marque à la pomme, en moins exigent quand même.

La prise en main

La souris est taillée pour les droitiers du fait de la position de ses boutons latéraux et de sa face gauche plus incurvée que la droite. Le revêtement de la souris est une sorte de caoutchouc doux agréable au toucher mais qui a la fâcheuse tendance d’accrocher la poussière. De plus, d’ici trois ou quatre ans, je crains que le caoutchouc s’amenuise à certains endroits. Le bruit du clic n’est ni bruyant, ni discret, ni cheap, il est juste « normal ». De plus, le clic est « facile » : pas besoin d’une forte pression pour le déclencher et ce à gauche comme à droite. La molette est crantée, caoutchoutée mais a le clic un peu plus raide, ce qui me gène un peu. Les deux clics latéraux sont eux assez résistants pour éviter les clics intempestifs du à la puissance naturel de nos pouces. Enfin les boutons de changement de résolution à la volées sont quant à eux difficilement accessible du fait de leurs fonctions premières, mais qui peut donc être gênant si vous comptez leur accorder une fonction différente.

La glisse, elle, est plutôt bonne malgré des patins plutôt petit à mon sens, mais la souris répond très bien aux impulsions physiques. Elle est un poil lourde, faute à la batterie, mais si vous restez en mode filaire, vous pouvez la retirer. En revanche, en faisant cela, vous déséquilibrerez la souris, ce qui peut gêner, notamment pour la perte de glisse. Je vous conseille donc de la laisser tout de même.

La technologie avant tout !

Passé ces détails plastiques et ergonomiques, passons au côté technique de la chose. Double capteur optique et laser annonçant 6400dpi, une fréquence de scrutation pouvant atteindre 1000 Hz et jusqu’à 50g d’utilisation. Côté esthétique, vous avez tout de même les trois boutons classiques : clic droit, gauche et milieu, puis les deux boutons latéraux et enfin deux petits derniers à côté du clic gauche afin de régler la résolution à la volée. Tous ces boutons sont configurables, ainsi, si vous ne souhaitez pas changer la résolution à la volée parce que vous avez peur de déraper en plein jeu par exemple, vous pouvez leur assigner une autre fonction.

La roulette est illuminée de la même manière sur le socle de la base de rechargement. Vous pouvez régler la couleur ou laisser un cycle se dérouler, mais aussi définir la luminosité de manière indépendante entre le filaire et le sans-fil, une bonne chose.

Double capteur 4G  laser et optique pour 6400 dpi de résolution, alors, ça donne quoi ?

125 Hz, 500Hz et 1000 Hz pour la fréquence de scrutation. Par défaut, le réglage est sur 500 et on sent nettement la différence si vous passez en 125. En revanche, passer de 500 à 1000 est un peu moins flagrant même s’il est visible tout de même. Pour ma part, rester en 500 couvre bien mes besoins.

6400 dpi, c’est beaucoup et je me suis toujours demandé à quoi pouvait servir une telle résolution 😀 Bon évidemment, les immenses résolutions, multi-écrans et compagnies en ont besoin mais pour le commun des mortel, je n’en trouve pas le besoin.

Pour la précision générale, la souris est très bonne, elle répond vite et précisément. J’ai joué avec, c’est un véritable plaisir, elle répond parfaitement ! Même pour le travail graphique, elle m’est agréable, du tout bon pour Razer.

Un mode sans-fil plutôt accessoire.

Même si la souris se place dans la catégorie des sans fil et que cela devrait même être un argument de vente, celui-ci ne m’a absolument pas convaincu. Les données constructeurs annoncent jusqu’à 16h de durée de vie en mode sans fil alors que dans les pilotes, je ne peux excéder 12h. De plus, c’est sous la conditions de désactiver la luminosité, ce qui n’est pas franchement grave dans le sens où cet effet peut être dispensable.

Ceci dit, l’utiliser de manière intensive une journée en mode sans fil, en désactivant la luminosité, vous oblige à ne pas oublier de la recharger pendant la nuit ! Au pire, vous pourrez brancher le fil mais du coup, je trouve cette fonction sans fil peu utile au final. Mais il faut bien prendre en compte le fait que ce mode sans fil permet une réponse de 1ms et que la technologie employée pour atteindre une telle performance doit être gourmande en énergie, on pardonne donc à Razer même s’ils auraient pu mettre une plus grosse batterie (c’est du 1100 mAh) . J’utilise toujours le mode filaire depuis, d’autant plus que mon test de la Steelseries Cataclysm m’a réconcilié avec ce genre de souris !

Ce point est du coup à noter et il faudra en tenir compte lors de votre décision d’achat.

Le pilote

Non pas que le pilote bug ou quoi que ce soit mais il est plutôt lourd dans son ouverture : chaque sauvegardes d’une modification apportée à un quelconque élément (luminosité, touche, macro, peu importe) entraîne une réécriture de tous les profils, même si un seul à été modifié, ce qui ralenti inutilement son exécution ; un enregistrement des seules modifications apportées aux seuls profils concernés aurait permis une plus grande rapidité.

Malgré un mode sans fil plutôt accessoire et un prix exorbitant, la Razer Mamba 2012 est quasi parfaite. Elle est ergonomique, plutôt belle, elle peut être filaire ou sans fil, elle est précise, son poids est équilibré et le câble est long et tressé. On lui reprochera sans doute des patins plutôt menus, qui auraient pu améliorer encore la glisse, un poids un peu trop lourd à cause de la batterie et un pilote trop lourd lui aussi mais surtout cette batterie qui ne tient qu’une (grosse) journée (au mieux). Quoi qu’il en soit, la souris est orienté gamers même si elle pourra satisfaire des graphistes. Avec la Mamba 2012, Razer couvre un peu tous les segments : adepte du fil, adepte du sans fil, joueur, graphistes, ou encore utilisateur polyvalent occasionnel. Seuls les gauchers sont laissés pour compte. Le prix, lui, vous fera réfléchir mais si mettre 130 € dans une souris ne vous fait pas peur, c’est celle-ci qu’il vous faut, assurément.

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#2 - Très bon (cliquez pour avoir des informations sur l'échelle de notation)

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