Test – Duke Nukem Forever (PC)

Test - Duke Nukem Forever (PC)

Duke Nukem est considéré, à juste titre, comme le jeu le plus attendu de l’histoire du milieu. Annoncé initialement en 1998, c’est en juin 2011 qu’après un nombre incalculable de rebondissement sort la suite de Duke Nukem 3D, un jeu qui a marqué son époque. Je sais que vous avez déjà scrollé jusqu’en bas pour voir ce quel notation je lui ai attribué, et je sais que certain(e)s vont dire « OH LE VENDU ». Alors je vais tenter d’expliquer en quoi l’esprit du jeu le fait passer d’un jeu « bof » à un jeu qui mérite le détour.

Putain, 12 ans (ou 13, 14, 15, ça dépends des calculatrices) !

Gearbox Software est au développement depuis que 3D Realms à disparu. En fait, ce sont plus ou moins des anciens du studio initial qui ont migré vers le studio qui a créée, entre autres, Borderlands. Sans rentrer dans les détails, l’actuelle version qui est distribuée n’est absolument pas celle initialement prévue. N’en déplaise aux testeurs qui disent « Le jeu s’est fait attendre durant 15 ans, les graphismes s’en ressentent » ; ne confondons pas Gran Turismo 5 qui a eu cinq années réelles de développement, et Duke Nukem Forever qui a eu des moments creux et des reboot total dus au progrès des technologies, chose que Polyphony Digital à connu d’une très très faible manière.

Bref, ce petit détail désormais passé, il est donc temps de parler de cette fameuse couche graphique. Ne nous mentons pas, le jeu n’est pas dans l’air du temps. Le côté graphique est dépassé de presque 5 ans tant il manque des effets ou de la qualité de texture. On le sait pourtant, le graphisme ne fais pas le jeu et, sur PC, le titre est plutôt convenable bien que daté. C’est donc une évidence : vous ne viendrez pas chez Duke pour le graphisme.

Hollywood Holocaust

Le level design  a également été très critiqué. À l’époque de Duke Nukem 3D, vous pouviez être amené(e) à passer dix fois dans la même pièce pour avancer au sein du niveau. On pense à Hollywood Holocaust, un niveau exiguë. Ici, c’est terminé, les niveaux sont  les habituels couloirs que nous voyons de nos jours. Un peu à la manière d’un FPS classique de notre époque, vous avancez sans possibilité de reculer.

Cependant, il faut mettre en avant le fait que le jeu n’est presque pas scripté. Certes il l’est parfois lorsqu’il s’agit d’avoir un intérêt narratif mais d’une manière générale, il vous faudra aller au bout sans presque aucune indication (ce qui n’est pas compliqué) et surtout, certaines phases « casse-tête » ne vous seront pas expliqués : ainsi, il vous faudra découvrir par vous même comment débloquer une situation compliquée. Ce ne sera pas difficile mais ça a le mérite d’exister.

Hail to the king, baby !

Bien que le jeu ai été vivement critiqué par les médias professionnels, on ne peut pas s’empêcher de penser à une critique sanction. Non pas que le jeu soit excellent et qu’une telle descente en flamme soit injustifiée, mais parce qu’il est fort probable que les journalistes s’attendaient à un jeu exceptionnel. Le résultat n’étant pas au rendez-vous, la critique acerbe a donc sûrement été une critique réflexe. Car même si le jeu n’est pas spécialement beau, ni créatif, l’esprit Duke Nukem, lui, est magnifiquement bien retranscrit. Les développeur ont mis un point d’honneur à mettre en avant ce côté spécial de Duke : Cliché américain, vulgaire, décalé, déjanté, un sex appeal exacerbé… tout y est. De même que pour ce qui est des ennemis : idiots, moches, décalés et même leur manière de mourir est dans l’esprit Duke Nukem (lorsque vous les ejectez avec le chariot de mine, ils volent sur les côtés, droits comme des « i »!). Pour ma part, j’ai trouvé l’humour du jeu vraiment excellent !

Comment noter Duke Nukem Forever ? C’est difficile. En fait, si l’humour et la marque n’était pas là, le jeu serait un FPS parmi d’autre, sans être mauvais mais sans être exceptionnel non plus. Maintenant, l’humour et le décalage omniprésent du titre en font tout de même un jeu qui mérite le détour. On aurait tous espéré que Gearbox fasse mieux. Je considère tout de même la réaction des médias professionnels beaucoup trop exagérée, même s’il est vrai que ce Duke Nukem est à des années lumières de Duke Nukem 3D.

#3 - Bon (cliquez pour avoir des informations sur l'échelle de notation)

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