Test – Yakuza Like a Dragon (PC)

Conditions de test : Testé sur un Intel Core i5 4690K – 16Go DDR3 @1866Mhz – GTX 1080 Installé sur un SSD SATA (Samsung 850 EVO 1To)Temps de jeu : 30 heures (jeu non terminé au moment du test)

Yakuza est une série de jeux devenus célèbre grâce à de nombreuses qualités. J’ai récemment découvert ces jeux grâce à Yakuza 0 sur PC il y a quelques semaines, et je suis totalement tombé sous le charme de cet habile mélange d’humour et de passages plus sérieux dignes des films de mafia. Avant de faire les Kiwami 1 et 2 (les remakes des deux premiers), j’ai profité de la sortie de Like a Dragon (le 7, donc) pour prolonger l’expérience. Et voici donc ce que j’en ai pensé.

D’un point de vue technique, le jeu tourne sur le même moteur que le précédent opus, et même si le résultat est satisfaisant, cela peut manquer de précision parfois dans les textures, tandis qu’à d’autres moment, ce seront les éternels murs invisibles qui vous agaceront. Tout comme Yakuza 0 cependant, la ville montrera tout son charme à la nuit tombée, grâce à des jeux de lumières et autres néons qui viendront dynamiser le rendu qui a tendance à être un peu trop plat en plein jour.

La recette de Yakuza : sérieux et humour savamment dosé

Votre personnage principal sera Kasuga Ichiban, un jeune homme qui aura lutté pour intégrer les Yakuza au sein de la modeste famille Arakawa du clan Tojo. Élevé au Shangri-La, une maison close de Kamurocho, Ichiban rêve d’être un héros de jeux vidéo, comme dans sa saga qu’il adore le plus : Dragon Quest.

Mais Ichiban se retrouvera bien assez vite au milieu d’une intrigue et, sans vouloir vous gâcher l’histoire, il s’efforcera pour chercher pourquoi la situation dans laquelle il se trouve est celle qu’elle est (ça vous avance bien, hein ?). Pour cela, il trouvera sur son parcours des compagnons de route aux histoires totalement différentes, qui ne cesseront de l’aider dans son périple.

Mais Yakuza, en général, c’est également un côté décalé, teinté d’une bonne dose d’humour, et même parfois totalement déjanté. Cet épisode ne déroge évidemment pas à la règle et ce, sur presque tous les plans. Le personnage est une sorte de jeune “chien fou” qui, sans vouloir excessivement chercher l’affrontement, n’hésitera pas à tenir tête aux autres clans qui se mettront en travers de sa route. Il est souvent moqué par ses pairs pour son côté inexpérimenté et original, et cela en fait un personnage drôle, parfois loufoque, mais très attachant.

Autre source d’humour, les fameux mini-jeux. C’est une véritable marque de fabrique dans Yakuza, et on retrouve ici par exemple jeu de gestion d’une chaîne de magasins, avec son personnel à gérer et ses assemblées d’actionnaires à convaincre à la manière d’un véritable tribunal (et ses clins d’œil à Ace Attorney). Le vice est poussé au point qu’une des employées est… une poule ! Dans la série des mini-jeux loufoque, il y a celui dans lequel vous devrez récupérer un maximum de canettes vides dans les rues de Yokohama pour gagner ainsi des jetons à échanger contre diverses marchandises. Mais attention aux autres SDF qui voudront vous piquer votre butin !

Enfin, il restera tout un tas d’activité annexes comme un jeu de kart dans les rues de la ville, la possibilité de cultiver des légumes pour faire des bentos sur mesure, les fameuses salles d’arcade SEGA, et toutes les quêtes annexes qui vous feront aller aux quatre coins de Yokohama.

La prise de risque : le système de combat au tour par tour

C’est dans son système de combat que Yakuza Like a Dragon prend à la fois un gros risque tout en se démarquant des autres épisodes. Celui-ci est au tour par tour, et est également fortement teinté d’humour.

Plusieurs craintes pouvaient émerger avec un tel système, comme par exemple la cassure de rythme avec le reste de la trame du jeu que cela aurait pu engendrer, mais ces combats sont somme toute assez rapides et ne sont pas non plus trop nombreux au point de vous faire perdre le fil de l’aventure. Malheureusement, la caméra et les positions initiales de certains personnages en fonction de l’environnement viendront perturber la fluidité de ces affrontements.

L’humour revient alors dans l’existence de statistiques de “magie” (pour un jeu dans un monde réaliste, ça dénote), dans les armes (Vous aurez droit à des bâtonnets d’esquimaux géants, des fouets et chefs ou autres sextoys géants), les attaques parfois saugrenues, les ennemis totalement déjantés, et enfin le fait qu’ils se transforment une fois l’instance de combat lancée. Enfin, dernière touche d’humour, et je ne vous en dirais pas plus pour ne pas tout gâcher votre plaisir : il existe un système… d’invocation !

Ici, pas de points de statistiques à répartir ou de compétences à choisir, mais plutôt des jobs à assigner débloquant ainsi certaines attaques (et certaines armes) et un inventaire d’équipement à gérer. Vous pourrez améliorer des traits de votre caractère (via une école de formation) et certains d’entre eux seront même nécessaires à Ichiban pour débloquer certaines lignes de dialogues, comme dans un véritable RPG.

En fait, Yakuza Like a Dragon semble intégrer ces mécaniques typiques du jeu de rôle “pour le fun” mais puisque la série des Yakuza réussit toujours superbement bien toutes ses tentatives décalées, le résultat est bien plus crédible que dans d’autres jeux qui se veulent être des RPG tout ce qu’il y a de plus sérieux.

Des clins d’œil en pagaille

Yakuza ne se prive pas de faire des allusions plus ou moins subtiles à d’autres grands jeux japonais. On parlait de Ace Attorney lors des assemblées d’actionnés d’Ichiban Confection, mais la plus grosse référence ne vous laissera pas de marbre : Si je vous dit “battre un maximum d’ennemis différents, plus ou moins rares, en vue de remplir votre Sujidex”, vous me dites ? Pokémon bien sûr. Difficile de ne pas lâcher un gros “AH OUI D’ACCORD” quand on comprend la référence et que l’on se rend compte que, comme toujours, elle est là pour ajouter une touche d’humour, mais elle est poussé à un tel point que cela la rend totalement crédible.

Soignez les relations avec les personnages

Et puis, ce Yakuza Like a Dragon sait faire la part belle aux relations entre les différents personnages. Outre les quêtes secondaires qui vous feront rencontrer bon nombre d’individus plus ou moins étranges (quêtes secondaires parfois très chouettes, soit dit en passant), et dont les discussions avec pourront avoir un impact sur vos traits de caractères, ce sont les relations avec vos compagnons de routes qu’il faudra choyer.

Le Survive Bar sera votre quartier général dans lequel vous pourrez vous lancer dans de grandes discussions vous permettant d’en savoir davantage sur le passé de Saeko ou d’Adachi par exemple, et ce, afin de débloquer la jauge d’amitié qui grandira au fur et à mesure de votre avancée dans le jeu. Tout cela aura un impact dans la relations avec eux, mais également sur le capacité à gagner plus ou moins d’expérience s’ils ou elles ne sont pas dans votre groupe de combat actif.

Yakuza Like a Dragon fait honneur à la saga en gardant les ingrédients qui ont fait son succès depuis toujours : ce savant mélange de sérieux et d’humour, le tout dans un souci de réalisation soignée tant sur le gameplay que sur l’aspect technique malgré un moteur un peu daté (quelques problèmes de caméra en combat, ou de murs invisibles exister en 2020). Si vous voulez passer des heures dans les rues vivantes et enivrantes de Yokohoma et rencontrer tout un tas de personnages tous plus attachants et loufoques les uns que les autres, alors Yakuza Like a Dragon saura vous tenir en haleine pendant de nombreuses dizaines d’heures.

Article réalisé à partir d’un exemplaire fourni par l’éditeur.

#2 Très bon (cliquez pour avoir des informations sur l’échelle de notation)